Élévation
Regarde ! Observe donc ! Vois-tu avec quelle légèreté, avec quelle grâce il plane dans ce doux palais bleuté ? Tandis que nous nous appesantissons, cloués sur nos rivages enflammés de maintes obscures chansons.
Observe donc ce faucon calme d’esprit ; ce placide oiseau en son vol, si pur, si précis. Ah ! Qu’il est merveilleux cet oeil d’Horus, restant à des lieues de nos pires virus.
Mais que fais-tu mon ami(e) ? N’es-tu point trop tourmenté(e) de pensées parasites ? Te voûter ainsi n’en est que plus toxique !
Que fais-tu ? Lève ton beau visage, lève tes yeux vers le ciel, rapproche-toi des étoiles, et quitte cet air solennel. Du sol meurtri, prends de la hauteur, et inonde les égarés de ta nouvelle ferveur : Osez, mes amis ! Osez ! Qu’attendez-vous ? Rêvez ! De toute votre vie, n’arrêtez surtout pas de rêver !